Toutes ces objections sont légitimes. Voici nos réponses, chiffres à l'appui, sans détour.
La commission est trop chère. Je préfère vendre entre particuliers.
Vendre seul ne fait pas gagner les honoraires : cela les déplace vers l'acheteur. Un acquéreur qui traite en direct sait qu'aucune agence n'est payée, et il demande cette remise. Les études de marché convergent sur un écart de 5 à 10 % entre le prix affiché par un particulier et le prix réellement signé.
Sur un appartement affiché 300 000 €, une négociation de 8 % représente 24 000 €. Nos honoraires sur ce montant sont inférieurs. La bonne question n'est pas « combien coûte l'agence », c'est « combien reste-t-il sur mon compte le jour de la signature ». C'est ce chiffre-là que nous mettons par écrit avant que vous ne signiez quoi que ce soit.
Mon bien est beau, il se vendra tout seul.
Probablement. La question est à quel prix et dans quel délai. À Marseille, un bien qui dépasse 8 semaines de diffusion perd sa visibilité sur les portails, et les acquéreurs qui le revoient passer se disent qu'il a un défaut caché. À partir de là, la négociation démarre en votre défaveur.
Un bien ne se vend bien qu'une seule fois : les trois premières semaines. Notre travail consiste à concentrer les visites sur cette fenêtre pour créer une vraie concurrence entre acquéreurs, pas à empiler des visites pendant six mois.
Les agences surestiment pour rentrer le mandat, puis font baisser le prix.
C'est une pratique réelle, et c'est précisément pour cela que nous remettons une estimation écrite appuyée sur des ventes comparables signées chez notaire (base DVF), pas sur des annonces en ligne — qui affichent des prix rêvés, pas des prix signés.
Si nous pensons que votre prix est trop élevé, nous vous le disons avant la signature du mandat, pas trois mois après. Et si vous souhaitez tenter un prix plus ambitieux, nous l'assumons avec vous, en fixant ensemble par écrit une date de réévaluation.
Le mandat exclusif, c'est se lier les mains.
C'est vrai quand l'exclusivité n'engage que le vendeur. La nôtre engage l'agence : reporting écrit tous les 15 jours (vues, contacts, visites, retours des acquéreurs), diffusion premium sur les portails, photos et vidéo professionnelles, et durée limitée à 3 mois, résiliable ensuite à tout moment avec 15 jours de préavis.
L'exclusivité protège surtout votre prix : quand le même appartement apparaît dans cinq agences à cinq prix différents, l'acheteur comprend que vous êtes pressé, et il négocie en conséquence.
Je vais tester le marché quelques mois à un prix élevé, on verra bien.
Le marché ne se teste pas : il se souvient. Les portails conservent l'historique des baisses de prix, et une partie des acquéreurs consulte ces historiques. Un bien affiché 12 % au-dessus de sa valeur reçoit très peu de visites, donc aucune offre, donc aucun signal exploitable.
Un prix juste dès le premier jour génère plus de visites en trois semaines qu'un prix haut en six mois — et c'est le nombre de visites qualifiées, pas le prix affiché, qui fait monter le prix final.
Je ne veux pas que ma vie privée s'étale sur Internet.
Nous vendons régulièrement des biens en vente confidentielle : aucune annonce publique, aucune photo en ligne, présentation uniquement à notre fichier d'acquéreurs qualifiés et financés. C'est courant dans le 7e, le 8e et sur le Roucas Blanc.
Dans tous les cas, ni votre adresse exacte, ni votre nom, ni votre motif de vente ne figurent dans une annonce. Une personne qui vend après un divorce ou une succession n'a pas à le faire savoir : cette information vaut plusieurs milliers d'euros de négociation en moins.
J'ai déjà un acheteur, l'agence ne sert plus à rien.
Dans ce cas, nous proposons un mandat de sécurisation à honoraires réduits : vérification de la solvabilité et de l'accord de principe bancaire de votre acheteur, rédaction et suivi du compromis avec le notaire, gestion des conditions suspensives et des diagnostics, relances jusqu'à l'acte.
Une vente sur quatre échoue entre le compromis et la signature, le plus souvent sur un refus de prêt anticipable dès le départ. Entre-temps, votre bien est resté immobilisé plusieurs mois.
Toutes les agences se valent, autant prendre la moins chère.
Une agence à 2 % qui vend 20 000 € en dessous vous coûte plus cher qu'une agence à 4 % qui tient le prix. Ce qui se compare n'est pas le taux, c'est le net vendeur obtenu et le délai.
Demandez à chaque agence que vous rencontrez, y compris nous : les trois dernières ventes signées dans votre quartier, le prix demandé au départ, le prix signé, et le nombre de jours écoulés. Une agence qui refuse de répondre vous a déjà répondu.